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Blanchiment d’argent : Le Premier ministre mauricien dans la tourmente

Pravind Jugnauth PM

Societé

Blanchiment d’argent : Le Premier ministre mauricien dans la tourmente

Blanchiment d’argent : Le Premier ministre mauricien dans la tourmente

Blanchiment d’argent. Le leader de l’Opposition, Arvind Boolell, a vu sa Private Notice Question (PNQ) censurée et modifiée par le bureau du Speaker de l’Assemblée nationale. Il affirme que sa question était axée sur le blanchiment d’argent en relation avec l’affaire Angus Road. Un délit qui a vu 174 personnes condamnées, ces deux dernières années, mais on parle évidemment là, que des communs des mortels.

Dans sa PNQ, Arvind Boolell voulait des informations sur des paiements en cash effectués par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, à l’intention de Bel Air Sugar Estate. Il a affirmé que sa question était axée sur le blanchiment d’argent en relation avec l’affaire Angus Road. 

Il allègue que Pravind Jugnauth a effectué des paiements en cash dépassant la somme autorisée dans le cadre de l’achat d’un terrain à Angus Road, Vacoas. « C’est à l’encontre des provisions de l’Anti Money Laundering Act….Pour un achat de Rs 7 millions, un paiement de Rs 4 millions en cash a été effectué », dit-il dans une déclaration à la presse. Les faits remontent à 2002.  Et d’ajouter « c’est illégal ». Le leader de l’Opposition s’interroge aussi sur la provenance de cet argent. 

Les membres de la majorité ont tenté de défendre l’acte du bureau du Speaker. Les ministres, Joe Lesjongard, Alan Ganoo et Bobby Hurreeram, ont ainsi tenu une conférence de presse, pour revenir sur la censure du PNQ du jour. 

« D’après le ‘Standing Order’, un parlementaire, y compris le Leader de l’opposition, quand ils posent une question, il la soumet au “clerk” de l’Assemblée nationale. Ce dernier et le bureau du Speaker ont le droit de corriger la question, de « edit » la question », a déclaré Alan Ganoo, leader du Muvman Patriotik.

Le transfuge du MMM, cite le Standing Order 27 : « The Speaker shall decide whether a question is or is not admissible under these Orders and may disallow any question when, in his or her opinion, it is an abuse of the right of questioning or calculated to obstruct or affect prejudicially the proceedings of the Assembly and shall disallow any question if it infringes any of these Orders. » 

Les déclarations des membres du gouvernement, n’ont cependant pas eu l’effet escompté, au vu des commentaires négatifs qui pleuvent sur les réseaux sociaux.  

Beaucoup se demandent si le Premier ministre sera inquiété, par cette nouvelle révélation qui a créé une onde de choc à Maurice. Les copies des reçus qui auraient été signées par Pravind Jugnauth sont massivement partagées sur la toile. 

Pour rappel, selon la section 37 de la Bank of Mauritius Act 2004; “any person who makes or accepts any payment in cash in excess of 500,000 rupees (ndlr: à l’époque la limite était de Rs 350,000) or an equivalent amount in foreign currency, or such amount as may be prescribed, shall commit an offence”.

La sanction prévue pour le blanchiment d’argent est de Rs 5 millions, avec une peine d’emprisonnement de dix ans au maximum.

Notons, que selon le rapport annuel de la Cour Suprême, 174 personnes ont été poursuivies pour « Money Laundering » de 2018 à 2019. 

32 personnes ont été condamnées à la prison, 136 ont dû s’acquitter d’une amende, alors que 6 ont été condamnées à effectuer des travaux communautaires. 

Mais évidemment, il s’agit là des communs des mortels. Gageons que la loi s’applique aussi à ceux au pouvoir.

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