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Bruneau Laurette: “Voulons-nous encore des idées qui datent de 52 ans?”

Bruneau Laurette

Societé

Bruneau Laurette: “Voulons-nous encore des idées qui datent de 52 ans?”

Que veut-on pour l’île Maurice de demain? Que veut-on léguer à nos enfants? Autant de questions existentielles que Bruneau Laurette invite les Mauriciens à se poser assez urgemment. Selon lui, l’île Maurice a rendez-vous avec l’histoire et il ne faudrait pas rater le coche. Il intervenait lors d’un Facebook Live organisé par  le groupe Solidarité Maurice Belgique.

Revenons donc, avec l’activiste citoyen, Bruneau Laurette, sur cette folle journée du mardi 12 janvier où le directeur des poursuites publiques (DPP) a informé les avocats de Simla Kistnen de la décision du Commissaire de police de convoquer le ministre du Commerce, Yogida Sawmynaden, dans l’affaire d’emploi fictif impliquant ce dernier.

Il évoque également, avec la diaspora mauricienne en Belgique, l’annonce faite par le leader de l’opposition, Arvin Boolell, quant à l’éventualité pour les 3 partis politiques traditionnels, qui se retrouvent aujourd’hui dans l’opposition parlementaire, à rejoindre le mouvement citoyen commencé il y a 5 mois.

La journée du 12 janvier: 100% positive 

Comme annoncé par Rama Valayden, avocat de Simla Kistnen dans l’affaire de l’emploi fictif impliquant le ministre du Commerce, le DPP a été contacté par le Commissaire de police quant à son intention de convoquer le ministre du Commerce, Yogida Sawmynaden. Ce dernier devrait être interrogé ‘under warning’. Le DPP pourrait ainsi prendre l’affaire en main. Et, Rama Valayden, pour sa part, a été contacté par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) pour inviter sa cliente, Simla Kistnen, à venir faire sa déposition. 

La journée, selon Bruneau Laurette, est positive à tous les points de vue. Si la ‘Private Prosecution’ ne va pas de l’avant pour ce qui est de la forme, ils peuvent toujours revenir à la charge. Et si la procédure de la ‘Private Prosecution’ est acceptée, elle fera définitivement jurisprudence. 

Vu que le Commissaire de police a indiqué son intention de convoquer Yogida Sawmynaden pour faire sa déposition ‘under warning’, c’est déjà un bon signe. La journée est à 100% positive dans tous ses aspects. La procédure de la ‘Private Prosecution’ a poussé la police à convoquer Yogida Sawmynaden ‘Under Warning’. De même que l’ICAC qui a dû suivre par la suite. La procédure de la ‘Private Prosecution’ est venue bousculer un peu tout cela de sorte à ce que l’enquête puisse avancer”, explique-t-il.

Nous irons jusqu’au bout… pour que justice soit faite”

A la question de savoir si ce n’est pas une tentative de faire traîner les choses, Bruneau Laurette explique qu’il ne faut pas oublier que le police n’avait pas fait le travail qu’elle aurait dû faire, à savoir convoquer Yogida Sawmynaden. “La convocation de Yogida Sawmynaden, en elle-même, est déjà positive. Il reste à savoir sur quoi cela va déboucher. Nous suivrons cela de près”, souligne-t-il. 

Nous irons jusqu’au bout… pour que justice soit faite. Cela devrait aboutir car s’il y a une chose que l’on ne peut cacher c’est la vérité. On peut comploter et faire toutes sortes de ‘cover-up’, la vérité finira par éclater. Malgré toutes les intimidations, les ‘cover-up’ et ‘delaying tactics’ flagrants, nous avons espoir que la justice triomphera. Nous y croyons”, confie Bruneau Laurette.

Kistnen Papers

L’affaire des ‘Kistnen Papers’ est, selon lui, plus au niveau de la Commission électorale, c’est-à-dire, à travers une pétition électorale au niveau de la circonscription No 8. Ils deviennent des éléments du dossier qui serviront à convoquer les candidats pour ce qui est des sommes d’argent excessives qui auraient été impliquées, en infraction aux dispositions légales concernant le blanchiment d’argent, explique-t-il. 

C’est donc au niveau des personnes qui ont logé la pétition pour faire la demande au DPP que cela va se jouer. Cela, afin d’amener le dossier en cour de justice et convoquer la personne qui dit que ces documents sont authentiques. Cette personne devra ainsi venir déposer comme témoin du DPP. 

Comme il l’explique, les affaires en cour de justice vont définitivement s’enchaîner. Ce mois de janvier a, en effet, démarré sur des chapeaux de roue et ça va s’enchaîner avec l’enquête judiciaire sur le meurtre de l’agent politique du MSM, Soopramanien Kistnen, qui reprend le vendredi 15 janvier prochain. 

Les politiciens doivent pouvoir se mettre au niveau du citoyen

Revenant sur l’annonce d’un grand rassemblement par Arvin Boolell, Bruneau Laurette explique que ce dernier a dit qu’il allait le contacter mais qu’ils ne se sont pas encore rencontrés. “Peut-être qu’il veut faire un rassemblement citoyen. Il a dit qu’il allait me contacter dans la presse locale mais il ne l’a pas fait et je ne l’ai pas encore rencontré à ce sujet”, indique-t-il. 

Arvin Boolell a, en effet, ce mardi dans un Facebook Live, annoncé l’intention des 3 partis traditionnels de l’opposition d’organiser un grand rassemblement  patriotique dans laquelle les 3 leaders du PTR, PMSD et MMM accepteraient de marcher comme des citoyens lambda aux côtés de Rama Valayden et de Roshi Bhadain ainsi que de tous les leaders politiques avec une demande collective pour l’organisation des élections générales anticipées.

A la question de savoir s’il compte participer à cette marche, Bruneau Laurette indique qu’il ne participera pas à un mouvement politique. Il ne participera que si cela se fait dans l’esprit d’un ralliement citoyen, à savoir, que les politiciens doivent pouvoir se mettre au niveau du citoyen. “Ce n’est qu’à cette condition que l’on pourra envisager ce qu’il est possible de faire”, précise-t-il. 

Ne pas foncer tête baissée!

“Il est trop facile de dire aux citoyens de descendre dans la rue et de faire un rassemblement. Il faut qu’ils (politiques) comprennent ce qu’on attend d’eux et que nous sachions ce qu’ils attendent de nous. Quelles sont leurs intentions? Il ne faudrait pas, non plus, que nous, en tant que citoyens, nous foncions tête baissée. Non!”, clame Bruneau Laurette.

“Les citoyens ont commencé le mouvement. Ils (les politiques) doivent donc épouser la philosophie citoyenne avec une charte qui lui correspond et des points communs sur lesquels nous pouvons discuter. C’est l’occasion de mettre les choses à plat. Nous pouvons y aller, oui. Mais pas à n’importe quel prix!”, précise Bruneau Laurette.

Il faut, selon lui, que les partis politiques fassent leur part du chemin en direction des citoyens. “C’est l’occasion pour que les citoyens prennent le dessus et reprennent le pouvoir en ce qu’il s’agit des décisions du pays. Si jamais nous participons à ce mouvement, il leur faut accepter nos idées. Nous n’allons pas foncer tête baissée pour, finalement, se retrouver au point de départ”, prévient-il.

Une nouvelle vision pour l’île Maurice

Bruneau Laurette insiste sur le fait qu’en matière de politique, il y a un besoin de nouvelles philosophies et d’une nouvelle vision pour l’île Maurice. “Il y a plus d’un million de citoyens avec des idées plein la tête”. Il ne s’agit pas, selon lui, de se cantonner qu’aux seules personnes actuelles sur la scène politique. Il ne sert à rien de se précipiter car il y a encore beaucoup de bonnes idées à considérer. 

Ce que je fais actuellement, c’est de la politique… mais pour les citoyens. Je viens militer et défendre les droits des citoyens. Je ne le fais pas dans un parti politique mais bien pour le peuple. Mais, tant que le peuple ne comprend pas ce que je fais pour lui, il ne sert à rien que je bouge à un niveau supérieur. Il y a toute une éducation à faire pour que les gens comprennent le combat que nous menons. S’il ne comprend pas ce que nous faisons pour lui, comment pouvons-nous apporter un changement demain?”, explique-t-il. 

A la proposition de l’opposition de demander des élections générales anticipées, Bruneau Laurette rétorque que la question est de savoir si nous voulons encore des idées qui datent de 52 ans. “Est-ce que le nouveau Mauricien qui se soulève, aujourd’hui, adhère à de telles idées? Cela va peser lourd dans la balance”, souligne-t-il.

Il dit rester focalisé sur son combat car il n’a aucune échéance et ne peut pas vraiment juger comment se positionne réellement l’opposition. Que veulent-ils faire? Quels sont les changements qu’ils apporteront? Est-ce qu’ils sont prêts à amender la Constitution et inclure la diaspora? 

Autant de questions que se pose Bruneau Laurette qui fait ressortir qu’un travail est en train d’être fait concernant une charte. Celle-ci reprendra divers points tels qu’une nouvelle Constitution, des droits pour chaque Mauricien, pour l’environnement, etc. “On pourra les aider ceux qui adhèrent à cette charte”, dit-il. 

Le but, explique Bruneau Laurette, est que toute la société mauricienne bénéficie de la richesse du pays de manière équitable sans népotisme ni favoritisme. “Car, c’est pour cette raison que nous n’arrivons pas à voir émerger le mauricianisme”, précise-t-il. 

C’est pour cette seule cause que je me bats. Et je reste focalisé sur ce combat. Je ne me bats pas pour un parti politique. Je ne me bats pas pour moi ou pour créer un parti politique. Je le fais pour l’amour que j’ai pour mon peuple. J’ai pris ce rôle, oui! Car, je n’ai vu personne le faire avant moi. Je continuerai mon combat citoyen jusqu’à ce que je vois une personne en qui je peux avoir confiance pour ce qui est de la politique”, maintient-il. 

Pa kapav sap dan poêlon tomb dan difé enkor!

Nous sommes arrivés à la fin d’un cycle. Et si nous ratons le coche, nous sommes encore partis pour un cycle. Est-ce que les Mauriciens sont prêts à cela? Est-ce que nos enfants pourront supporter cela?  Et si nous, en tant qu’adultes, ne défendons pas cela, nos enfants aussi seront foutus”, martèle-t-il.

Les politiciens nous traitent d’ingrats car ils pensent que nous devons nous contenter des miettes qu’ils veulent bien nous donner. Ils ne comprennent pas que leur raison d’être, même, est de travailler pour nous. Au contraire, c’est à eux d’être redevables envers le peuple”, explique Bruneau Laurette.

 “Le peuple doit comprendre que l’argent de l’Etat, c’est l’argent des contribuables. Tous les revenus de l’Etat sont pour chacun des Mauriciens. Ils (les politiques) doivent pouvoir justifier toutes les dépenses qui sont faites”, précise-t-il.

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