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Covid-19: l’impact sur les PME

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Covid-19: l’impact sur les PME

Le premier ministre, Pravind Kumar Jugnauth, a annoncé le 5 mars 2021, que le pays se retrouve de nouveau en confinement national. Cette deuxième vague de la Covid-19 a provoqué craintes et incertitudes pour les PME.

Impacts

La covid-19 a eu un impact néfaste sur beaucoup d’entreprises.  La compagnie A Vos Décos n’est pas exempte. Petite boite dans le domaine de l’événementiel, voit s’envoler les nombreuses opportunités avec cette deuxième vague.  “Durant la première semaine du confinement, j’ai perdu pas moins de 3 clients” nous déclare Anaelle Chenny, fondatrice de la société. 

Anaelle Chenny, A Vos Décos

“Oui la Covid a impacté le business”, dit Stéphanie Gorapah, de la compagnie Blessed. D’autant plus, ajoute-t-elle, les effets de la première se font toujours sentir un an après”.  Blessed conçoit des cadeaux personnalisés et aussi des éléments de décoration. Elle souligne que n’étant pas considérée comme une entreprise offrant des services essentiels, elle n’opère pas durant le confinement. 

Angie Carver, d’Ecoworx, se dit mieux préparée cette fois-ci. “On as pu tirer une leçon de la première vague” confit-elle. Ecoworx spécialisée dans la fabrication de produits artisanaux à partir de matériaux de récupération. “Comparé à l’année dernière, on a pu sauver quelques commandes, mais je pense que le ‘work access permit’ a été mal distribué, ce qui nous handicape un peu”. 

Angie Carver, Ecoworx

Même son de cloche venant de mycart.mu. “On reçoit des commandes mais on ne peut pas faire les livraisons, car on attend toujours nos WAPs”, dit le fondateur de mycart, Vishal Anand. Mycart est un site de vente en ligne.

“On a dû réinventer les formations”, nous confie Shaun Payen. ‘Shaun Payen de Public Speaking Masterclasses’, qui aide les candidats à surmonter la peur de parler en public. Shaun Payen a pu former des politiciens, CEO, entre autres.  Pour ce deuxième confinement, il affirme s’être dirigé vers le virtuel, faisant ses présentations sur la plateforme Zoom. “Des tactiques ont dû être élaborées pour adapter les formations au concept de la vidéo conférence”, explique Shaun Payen. 

Les initiatives

Anaelle Chenny de A Vos Décos, dit qu’elle est obligée d’attendre que l’orage passe et qu’il y ait un retour à la vie normale, avant de pouvoir reprendre ses activités.

Stephanie Gorapah dit lui, profiter du confinement pour revoir et réinventer le plan marketing de son entreprise. Il essaie notamment d’augmenter la visibilité de sa société en ligne. 

Stéphanie Gorapah, Blessed

“J’essaie de travailler avec les gens de mon entourage” nous explique Angie Carver. “Je ne peux me résoudre à rester à la maison et ne rien faire, donc j’essaie de vendre mes produits à mes voisins”, ajoute-t-elle. 

Du côté de Shaun Payen, il dit en profiter pour investir pour accroître sa crédibilité. Il a donc investi dans l’achat d’équipements multimédias (caméra, micro et autres). Il a aussi acquis un ‘virtual presentation certificate’ . 

Shaun Payen, Shaun Payen de Public Speaking Masterclasses

Après la première vague nous avons compris que nous devions nous préparer à toute sorte d’éventualité, alors nous nous sommes formés pour travailler à la maison sur différentes plateformes”, dit Vishal Anand de mycart.mu. 

L’aide du gouvernement

Aux dires de ces entrepreneurs, les mesures annoncées par les autorités pour soutenir les PME, sont loin de la réalité. “Je ne considère pas que les Rs 2500 offertes soient d’une grande aide” confie Stéphanie Gorapah. “Le gouvernement aurait dû penser à un autre système après la première vague, les PME auraient pu bénéficier d’une meilleure aide mais aussi d’une formation pour se préparer à une éventuelle deuxième vague”, ajoute-t-elle. 

Angie Carver confie qu’elle n’a reçu aucune aide du gouvernement, mais elle ne s’en plaint pas. Elle fait ressortir que nombreuses PME ne sont pas en mesure de remplir les conditions imposées pour l’octroi de cette aide . “Le ‘scheme’ n’est pas accessible à toutes les entreprises”, souligne pour sa part Anaelle Chenny. 

Shaun Payen soutient qu’il a fait l’application pour le Technology and Innovation Scheme, mais qu’il n’a toujours pas eu de réponse des autorités. 

Vishal Anand souligne qu’il est toujours dans l’attente des fameux sésames que sont les Work Access Permits. Il explique que durant le premier confinement en 2020, mycart.mu avait assuré la livraison des produits alimentaires à plusieurs ONGs.

Vishal Anand, Mycart

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