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Covid-19: Que savons-nous de la variante indienne?

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Santé

Covid-19: Que savons-nous de la variante indienne?

L’Inde a atteint un autre triste record avec 3 645 décès enregistrés au cours des dernières 24 heures, soit 352 de plus que la veille (28 avril). Les experts craignent le pire avec la présence du variant indien. Mais que savons-nous de ce dernier?

Le nombre de nouvelles infections à la coronavirus en Inde continue d’augmenter rapidement, avec 379,257 nouveaux cas enregistrés au cours des dernières 24 heures, a rapporté le ministère de la Santé et du Bien-être de la famille indien à 10h46 (heure indienne). L’Inde a également enregistré 3 645 décès, soit 352 cas de plus qu’hier. 

La cause d’une telle augmentation du nombre d’infections serait le manque de fournitures médicales, d’oxygène et de lits. Mais plus important encore, les experts supposent que c’est la nouvelle variante du virus qui se propage plus rapidement, infectant ainsi plus de personnes.

De nombreux pays sont venus en aide à l’Inde en fournissant des fournitures médicales et des concentrateurs d’oxygène, y compris Maurice qui a envoyé 200 concentrateurs d’oxygène.

Que savons-nous de la variante?

Les virus mutent souvent, créant de nouvelles copies ou des variations d’eux-mêmes. La plupart de ces mutations sont mineures, et d’autres peuvent également rendre le virus moins infectieux, tandis que certaines peuvent le rendre plus contagieux et plus difficile à vacciner. Cette version est officiellement identifiée comme B.1.617 et a été découverte en Inde en octobre.

Selon The Indian Express, la variante indienne est composée de deux mutations dans la protéine de pointe du virus. Une protéine de pointe permet à un virus d’entrer et d’infecter le corps. Si le virus échappe à des anticorps du système immunitaire ou à ceux produits à la suite d’un vaccin – ou s’il n’y a pas d’anticorps – il se propage rapidement à travers le corps.

Des experts avertissent que les personnes qui se sont rétablies d’une infection au COVID-19 ou qui ont été immunisées peuvent ne pas être aussi résistantes à cette nouvelle variante. 

« La plupart des patients sont asymptomatiques et c’est une bonne indication. Mais en chiffres absolus, tant de cas représentent un fardeau sur les infrastructures de santé », a déclaré le Dr Shashank Joshi, un expert du Maharashtra Covid Task Force dans une interview avec The Indian Express.

Selon le Dr Sujeet Singh, directeur du National Center for Disease Control (NCDC), très peu d’échantillons venant du Maharashtra ont été séquencés jusqu’à présent, et il est trop tôt pour tirer des conclusions concluantes sur les impacts de ce virus mutant.

La recherche d’échantillons n’est pas largement disponible en Inde, ce qui rend impossible de déterminer à quelle vitesse la variante se propage. Il a été trouvé dans 220 des 361 échantillons de Covid-19 obtenus dans l’État du Maharashtra, dans l’ouest de l’Inde, entre janvier et mars.

Les voyages internationaux semblent avoir porté la version au Royaume-Uni, où 103 cas ont été enregistrés depuis le 22 février. Et, bien que Public Health England ait identifié la version indienne comme l’une des nombreuses “variantes sous examen”, il ne la juge pas suffisamment importante pour justifier une enquête plus approfondie.

D’autre part, l’OMS a classé la variante indienne comme une «variante d’intérêt». Cela signifie qu’elle est surveillée, mais ce n’est pas une grande préoccupation pour le moment.

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